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Biographie de Jean-Henri Fabre

Portrait de Jean-Henri FABRE    Né à Saint Léons en 1823, d'une famille très modeste, Jean-Henri Fabre est devenu l'un des plus grands naturalistes de tous les temps. Il était aussi un écrivain et un poète reconnu, un aquarelliste de talent et l'un des derniers encyclopédistes français.

J. Rostand disait ainsi de lui : " Jean-Henri Fabre est un grand savant qui pense en philosophe, vit en artiste, sent et s'exprime en poète ". C'est la raison pour laquelle il est encore, à l'aube du troisième millénaire, enseigné aux enfants japonais dès leur plus jeune âge.
1- Une enfance mouvementée

Jean-Henri Fabre est né le 21 décembre 1823 dans le petit village de Saint-Léons en Lévézou, au cœur du département de l’Aveyron.
Dès son plus jeune âge, curieux, vif d’esprit, Fabre est fasciné par la nature et les insectes qu’il ne se lasse pas d’admirer. Il est aidé dans son apprentissage par le curé du village qui lui donne ses premières leçons de zoologie.
En 1834, sous le poids des difficultés financières, la famille Fabre quitte Saint-Léons.
Antoine Fabre, le père de Jean-Henri, décide de tenter sa chance en ville ou il essuie échec après échec, d’abord à Rodez puis à Aurillac, Toulouse, Montpellier et enfin Avignon ou la famille fini par se fixer.
Bien que son enfance soit bousculée et ses études morcelées, Jean-Henri n’en garde pas moins le goût d’apprendre. Lors de leur passage à Montpellier, il est contraint de quitter le foyer familial et les bancs de l’école pour gagner sa vie. Il effectue des petits travaux manuels (vendeur de citron, ouvrier de chemin de fer…) qui lui permettent de survivre mais surtout d’acheter des manuels scolaires pour s’instruire.
Déterminé, à 17 ans, Fabre passe en candidat libre un concours pour l’obtention d’une bourse à l’école normale primaire d’Avignon. Reçu premier, il prépare son brevet supérieur. A 19 ans, il est nommé instituteur au collège de Carpentras.

2- Enseignant autodidacte
Tout en assurant son rôle d’enseignant, c’est en autodidacte qu’il prépare et obtient en quelques années le baccalauréat de lettres et de mathématiques (1846), puis la licence de mathématiques (1847) et de physique (1848).
Suite à ce brillant parcours, il est nommé « régent » de physique à Ajaccio. Ce séjour de 4 années fut révélateur : il rencontre le célèbre botaniste avignonnais Esprit Requien auprès de qui il perfectionne ses connaissances botaniques ; mais surtout, il fait la connaissance d’un des plus grands naturaliste de l’époque, Moquin-Tandon qui l’influencera grandement sur la suite de sa carrière. A son contact, il décide de se consacrer à sa vocation véritable : l’étude de l’histoire naturelle et des insectes, pour lesquels il est animé d’une authentique passion. Rapidement, il fera de lui son maître et son initiateur, apprenant par lui le provençal, et devenant grâce à lui un naturaliste.
En 1852, Fabre est nommé « professeur répétiteur » de physique à Avignon, fonction qu’il occupe pendant 18 ans. Mais sa véritable vocation le conduit irréversiblement vers les animaux et les plantes. Tout en exerçant son professorat, il décide de poursuivre ses études et obtient en l’espace de deux ans, une licence en sciences naturelles, un doctorat d’état en zoologie et en botanique. De cette époque, en 1855, date ses premières publications sur les insectes.
Enseignant au lycée d’Avignon, Fabre assure également des cours du soir, écrit des ouvrages scolaires pour tous les niveaux et sur les sujets les plus divers : la chimie agricole, la géologie, les insectes nuisibles, le ménage…A 40 ans, il est nommé conservateur du Musée Réquien.
3- En route vers la consécration
Jalousé par son entourage, il est forcé de quitter les cours du soir sous prétexte d’avoir parlé de la fécondation des plantes à des jeunes filles. Egalement expulsé de son logement, il prend la décision de démissionner de l’enseignement et se retire à Orange avec sa famille.
L’abandon de ce poste lui laisse plus de temps libre, et lui permet de reprendre ses observations entomologiques et botaniques. Fabre continue à écrire et expédie régulièrement, lettre et manuscrits à Charles Delagrave qui devient son éditeur attitré. Grâce à la production des manuels scolaires il atteint une certaine aisance matérielle qui lui permet d’acquérir la propriété de l’ Harmas à Sérignan du Comtat.
Là, pendant plus de 35 ans, Fabre se consacre, à la passion qui l’anime depuis toujours, l’observation de la nature et surtout l’étude des insectes. Il retrace ses expériences dans les 10 volumes de ses souvenirs entomologiques. L’excellence de ses travaux le conduit, à la fin de sa vie, vers la reconnaissance et la célébrité.
Il meurt dans sa maison de l’Harmas entouré de sa famille, à l’âge de 92 ans, le 11 octobre 1915.

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